Arte-TSF

À l’aube du XXe siècle, après plusieurs années de recherche, l’Italien Guglielmo Marconi met au point la télégraphie sans fil (TSF). C’est, dit-on, grâce aux messages de détresse envoyés par les opérateurs de TSF, que sept cents personnes purent réchapper du naufrage du Titanic, en avril 1912.

  • Déjà diffusé le Samedi 11 janvier à 15h45
  • Visible sur ARTE+
  • Rediffusée : Vendredi  31 janvier à 16h25

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On aperçoit sur la photo le cohéreur de Branly, sans qui la radio n’existerait pas… Et sans ce procédé Marconi n’aurait pas pu inventer son système. La première liaison a eu lieu en 1899 entre Wimereux (62) où était Marconi et l’Angleterre près de Douvres où était Edouard Branly. Voir les articles du « Petit Illustré » de l’époque.

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À la fin du XIXe siècle, le jeune Marconi arrive en Angleterre, prétendant pouvoir transmettre à distance des signaux en morse grâce à un dispositif dont il est l’inventeur. Cette technique attire l’attention de l’empereur Guillaume II qui envoie un physicien espion assister à ces expériences. S’ouvre alors une lutte sans merci pour l’équipement des flottes civiles et militaires en Europe et aux États-Unis, officialisée par la création de la société allemande Telefunken.Marconi, cependant, s’intéresse depuis longtemps à un projet bien plus audacieux encore : la liaison TSF transatlantique. Triomphant peu à peu des obstacles, il établit le 12 décembre 1901 la première liaison audible. Mais il est toujours confronté à l’alliance des nations décidées à briser son monopole, malgré le prix Nobel de physique reçu en 1909. C’est le naufrage du Titanic, en avril 1912, qui renversera la situation en sa faveur : sept cents personnes en ont réchappé grâce aux messages de détresse envoyés par les opérateurs de TSF, faisant dire au directeur de la Poste britannique : « Tous ceux qui ont été sauvés l’ont été grâce à un homme, monsieur Marconi. » Désormais, tous les navires de plus de cinquante passagers doivent être équipés de la TSF et les deux géants, Marconi et Telefunken, mettent un terme à leur compétition.